
Le 29 janvier, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé les chiffres : 1 891 postes supprimés dans les écoles maternelles et élémentaires, 1 365 dans les collèges et les lycées pour la prochaine rentrée.
3 256 postes d’enseignants supprimés : ce sont des milliers, voire des dizaines de milliers de fermetures de classes, en lien avec le budget d’austérité 2026.
Ce n’est pas à l’école publique, aux élèves et aux personnels de payer le coût de la marche à la guerre, en particulier la nouvelle augmentation de 6,7 milliards d’euros du budget de l’armée !
Pour le second degré, les collèges du département perdent 183,65 heures de dotation pour la prochaine rentrée, et 9 classes sont supprimées. Pour le premier degré, ce sont moins deux postes en dotation académique, auxquels s’ajoutent les 4 postes nécessaires pour la création des PAS.
Inacceptable !
Dans tout le département, les personnels sont en colère. Tous : Enseignants, AESH, personnels de vie scolaire ne concèdent pas à ces annonces !
Des heures syndicales se sont tenues, d’autres sont prévues dès la rentrée.
Au collège Jean Giono de Manosque, les personnels réunis en heure d’info syndicale le 12 février, réclament le maintien des deux classes supprimées, une en 6e et une en 5e, et indiquent notamment : “comment comprendre cette suppression programmée de 58 heures de dotation et la suppression de deux divisions ?
Ils ont décidé à l’unanimité de se mettre en grève en mars s’ils n’obtiennent pas satisfaction sur leurs revendications.
Au collège Aillaud de Volx, les personnels sont confrontés à la suppression d’une classe de 5e et ont prévu une heure syndicale dès la rentrée de mars.
Au collège Marcel Massot de La Motte du Caire, il n’y a pas d’adjoint de direction ni de CPE, et pas assez d’AED : il y a besoin d’au moins ½ poste supplémentaire pour la vie scolaire ! Les deux classes de 6e prévues pour cette année 2025-2026 ont en fait été réduites à une seule à 29 élèves, empêchant l’accueil de plusieurs élèves. Pour l’an prochain 10h sont supprimées.
Au collège d’Annot, les enseignants et les familles sont aussi mécontents car une fermeture de classe est annoncée. Des familles ayant un enfant déjà scolarisé à Annot ne pourront pas scolariser le second de la fratrie, qui ne sera pas pris à la rentrée 2026… inacceptable au vu des distances !
Partout, les collègues veulent le maintien des dotations (DGH), de toutes les heures, de toutes les classes !
Dans le premier degré, les opérations de carte scolaire ne seront divulguées qu’après les élections municipales, mais nous pouvons déjà affirmer que les fermetures de classe seront sans précédent.
L’année dernière avec une dotation 0, des classes dédoublées en REP avaient été fermées. Il est aisé de comprendre qu’avec moins 6 postes, les fermetures vont se multiplier tant en zone urbaine que rurale : les classes de villages sont parfois menacées.
Contre ce budget de régression, pour le maintien de tous les postes, l’appel à manifester tous ensemble, au ministère, par toutes les fédérations nationales, s’impose ! La FNEC FP FO 04 estime que l’heure est à l’unité.
Elle s’adresse aux autres fédérations syndicales du département pour leur proposer d’organiser ensemble un rassemblement de tous les enseignants, dans l’unité, pour exiger le maintien de toutes les DHG, le maintien de toutes les classes, et ainsi faire remonter au ministère le refus de toutes ces suppressions !

